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lubies et obsessions d'un âne debout

Mes lubies et mes obsessions, au gré de mes humeurs et de l'air du temps.

Mobilisation chez les psys

Publié le 28 Juillet 2010 par âne debout in énervage

Onfray61.jpgJe vous propose un lien vers le blog de Michel Onfray :

http://onfray.over-blog.com/article-la-betise-ne-prend-pas-de-vacances-54264098.html

 

J'ai lu (pas entièrement) son très gros bouquin sur Freud. Je comprends que sa thèse ne fasse pas plaisir aux psychanalystes. De là à l'empêcher de parler. Comment disait Voltaire déja ?

 

S'il faut prendre parti dans cette polémique, je serais assez en phase avec l'analyse de Pépin Lecourt parue sur Marianne2 le 16/05/2010 :

 

L'heure est aux neuro-sciences, plus aux gourous

Comme toujours dans les débats très passionnés les parties adverses sombrent dans l'outrance et la caricature bloquant la réflexion.

En tant que médecin je résumerais le débat de la manière suivante :

- Oui, Freud a été un précurseur génial POUR SON EPOQUE en mettant en avant dans la relation thérapeute / patient la parole du patient, libérée, son écoute, la création du concept d'inconscient très important, intuition confirmée de nos jours par les neurosciences.

- Mais il est vrai que son intuition géniale, qui compte tenu des connaissance et des techniques de l'époque ne peut être qualifiée de démarche scientique, victime de son succès a dérivé sous une forme quasi mystique avec ses dogmes et ses grands prêtres, s'attribuant une efficacité qu'elle n'a pas du tout, ce qui a été objectivement démontré.

Reconnaissons lui le mérite d'avoir humanisé la relation thérapeute patient, déplorons les dérives quasi charlatanesques auxquelles elle a donné lieu prétendant, toujours après coup apporter des explications invérifiables à des problèmes psychologiques.

Ce fut une étape dans la relation thérapeutique, y stagner en 2010 relèverait de l'idéologie, l'heure est aux neurosciences, plus aux gourous, mais soyons prudents, malgré les perspectives excitantes des neurosciences de ne pas retomber dans les travers de la psychiatrie avant Freud à savoir réduire l'Homme à un robot que l'on déshumanise dont on se limiterait à étudier les bugs de son logiciel mental. 

 

Pépin Lecourt, médecin

 

 

"Ce fut une étape dans la relation thérapeutique, y stagner en 2010 relèverait de l'idéologie"

 

Et quelle idéologie quand on demande aux patrons d'une radio de faire taire celui qui n'est pas d'accord ? Ça ressemble au rameutement des troupes pour organiser la résistance afin de conserver ses confortables positions. Cela s'appelle la réaction.

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