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lubies et obsessions d'un âne debout

Mes lubies et mes obsessions, au gré de mes humeurs et de l'air du temps.

La fadette a repris du service

Publié le 23 Octobre 2010 par âne debout in enquêtage

Après avoir dénoncé David Sénat qui aurait renseigné le journaliste Gérard Davet (revoir à ce sujet mon enquête très sérieuse ayant permis le jaillissement de la vérité : Rondement mené), la fadette a de nouveau été réquisitionnée. Cette fois c'est pour écarter la juge Isabelle Prévost-Desprez de l'instruction de la plainte de la fille Bettencourt dénonçant un abus de faiblesse à l'encontre de sa mère.

Cette fadette, qui se serait pour l'occasion adjoint les services d'une collègue, a dévoilé que la juge aurait violé le secret de l'instruction en fournissant des informations à deux journalistes du Monde : Gérard Davet (tiens, encore lui) et Jacques Follorou (lequel a coécrit le livre de la juge relatant ses déboires avec le procureur Courroye).

9782213643168.jpg

Sanction : plus d'instruction pour la juge Prévost-Desprez. On lui enlève le dossier. Un dépaysement ça s'appelle. Une délocalisation en quelques sortes. Où ? En Roumanie, en Chine ? Tiens j'ai une idée : en Corée du Nord.

 

Et pendant ce temps-là le coupable court toujours.

 

Seulement il y a un hic. La profession de journaliste est particulière et protégée, comme celle d’avocat et de médecin. Les journalistes ont droit au secret des sources, si bien que le journal qui les emploie porte plainte contre le procureur Courroye sur la base de l'article 77-1-1 du code de procédure pénale, qui impose au procureur de demander à des journalistes une autorisation avant de se faire communiquer leurs factures détaillées (les fameuses fadettes).

La fadette aurait peut-être dû exercer son droit de retrait, refuser de collaborer avec le procureur. Mais mettez-vous à sa place : un procureur vous demande de collaborer avec la justice, que faites-vous ? Ben oui, la fadette n’est pas de taille à refuser, alors elle collabore. Et voilà, elle se retrouve dans une sale histoire d’infraction au code de procédure pénale.

Là aussi il y a abus de faiblesse. Moi je trouve.

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Juntos 24/10/2010 21:26


Le procureur et la juge pourront chanter :
"Nous étions deux amis et Fadette m’aimait..."


âne debout 25/10/2010 18:43



Faut dire
Qu'on ne nous apprend pas
A se méfier de tout



Dr WO 24/10/2010 17:30


On se demande qui va payer la facture.
Dr WO


âne debout 24/10/2010 20:46



J'ai une petite idée. Et ça ne me plait qu'à moitié.



Carlus 24/10/2010 15:01


Pas match nul, mais délocalisation nécessaire. L'un est un copain du pouvoir et ami personnel de Chirac. L'autre écrit un bouquin affirmant que le pouvoir veut l'abattre.
Peut-on confier à une juge chargée d'instruire à charge ET A DECHARGE, une affaire concernant des gens dont elle dit qu'ils veulent l'abattre ?
Ca risque de tourner à la vendetta, non ?


âne debout 24/10/2010 17:01



Oui, peut-être, alors il faut dépayser tous les dossiers, y compris les différentes enquêtes préliminaires confiées au procureur Courroye. Je crains juste que ce ne soit un peu tard
: Courroye a dû border les dossiers afin de ne transmettre que ce qu'il voudra bien.



Carlus 23/10/2010 23:02


Conclusion : l'un pense qu'on peut violer le secret de l'instruction mais pas celui des sources des journalistes et l'autre pense qu'on peut violer le secret des sources des journalistes et pas
celui de l'instruction.

Ceci dit, ni l'un ni l'autre ne paraissent impartiaux : l'un soutient le pouvoir, l'autre rêve d'en découdre avec lui !


âne debout 24/10/2010 13:52



Donc, pour toi, match nul ?



Pangloss 23/10/2010 13:07


Résultat des courses: on écrit un bouquin qui -je le parie- délaye en deux cents pages ce qui pourrait tenir en deux.


âne debout 23/10/2010 18:35



C'est possible. Mais en tous cas, le proc continue sans vergogne à bloquer l'enquête qui pourrait nuire à certains.